L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Romain Puertolas

Par Romain Puértolas

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, c’est une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Lybie postkhadhafiste, une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

L’ouvrage ne pouvait pas vraiment passer inaperçu sur les étagères des librairies, depuis 2013. Sa couverture jaune digne de la maison d’édition et son titre à rallonge laissait présager du rire, du loufoque, un peu peut-être à la manière de Jonas Jonasson et « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ». Pourtant je ne savais me faire une idée. La meilleure façon a été de me plonger de dedans.

Sa plus grande qualité, je pense, est de se lire plutôt vite, chaque page appelle l’autre assez naturellement.

Cela dit, il faut aussi aller un peu plus loin

L’entrée dans le livre est un peu laborieuse. L’auteur nous prend par la main et pour des neuneus sous-titrant plusieurs de ses phrases par des commentaires entre parenthèses n’apportant rien à l’intrigue et se voulant comiques ou loufoques. La prononciation de chaque nom est « expliquée » en jeux de mots « compréhensibles » par nos cerveaux Européens mais bien loin des noms d’Asterix. Le style est donc plutôt pesant, les expressions redondantes sont légions. Au moins nous sommes sûr d’avoir compris ce que l’auteur voulait dire arrivé en bas de page.

Une fois digérée la faiblesse du style (peut-être voulue), venons en à l’histoire. L’idée de départ est plutôt intéressante et ensuite déroulée dans la même veine loufoque, situations comiques se succédant sans repos et notre fakir au nom imprononçable change tout au long du voyage. D’escroc il devient bienfaiteur. A-t-on envie d’y croire ? Qu’importe. Les personnages se croisent, se quittent, puis ce recroisent dans des situations plus rocambolesques et irréelles les unes que les autres. Les histoires se croisent également. Peut-être y a-t-il un peu de conte philosophique dans ce roman. Notre fakir, devenu lui-même clandestin croise les pas de migrants tentant l’aventure vers la Terre Promise anglaise en profitant pour distiller une critique des passeurs profiteurs.

En bref, ce roman reste un bon divertissement, une fois passée la difficulté liée au style.

 

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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