La guerre d’Alan

La Guerre d'Alan

Par Emmanuel Guibert, d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope

 Lorsque Emmanuel Guibert rencontre Alan I. Cope sur les plages de l’île de Ré, il ne se doute pas qu’il consacrera douze ans de sa vie à cet homme extraordinaire et humble, qui, comme nombre de jeunes américains de son époque, fut enrôlé dans l’armée et traversa l’Europe pour y faire la guerre. Emmanuel Guibert a patiemment enregistré Alan lui racontant son périple, la vie de soldat et les à-côtés de la guerre, loin de la violence des combats. On le suit au gré de ses voyages en France et en Allemagne, de ses rencontres, amicales et littéraires qui auront une influence déterminante sur sa vie d’adulte.

J’imagine Emmanuel Guibert assis dans un fauteuil notant les souvenirs d’un vieil homme, un peu désordonnés, un peu comme ils viennent, sans chercher à leur redonner un sens chronologique après qu’Alan les ait dits. Il nous propose de nous asseoir à notre tour à ses cotés et de prendre le temps d’écouter le témoignage Alan Cope : « Quand j’ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m’a dit qu’il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s’appelait Adolf. Ce que j’ai fait. »

Le dessin est très simple, parfois juste des croquis, rapide, en noir et blanc. Quelques planches de l’intégrale à la fin sont beaucoup plus fouillées. Mais cela renforce l’humanité de l’histoire et parfois sa naïveté. Le trait suit le soldat qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive et se laisse entraîner par les événements. Finalement il n’aura pas connu vraiment la guerre, il n’aura pas combattu. Mais il aura rencontré, à l’arrière des lignes de front, des soldats, des habitants avec qui il se liera et gardera contact.

Le livre n’est pas un énième livre sur la seconde guerre mondiale. La guerre n’est là qu’un déclencheur qui entraînera toute le reste de la vie de Cope.

Alan n’est pas quelqu’un d’exceptionnel, « La Guerre d’Alan, c’est la rencontre d’un vieil homme qui racontait bien sa vie avec un jeune homme qui a ressenti le besoin de l’écrire et de la dessiner », est-il écrit dans l’introduction. Et Emmanuel Guibert devient le confident d’Alan, un peu comme nous tous…

 

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « La guerre d’Alan », si vous l’avez achetée après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

Publicités

Une réflexion sur “La guerre d’Alan

  1. Pingback: Le photographe | Le Quatrième de Couverture

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s