Névé

Névé

Par Dieter & Lepage

De la première édition intégrale de 1998 :
« Tu peux regarder ton passé, Névé, sans nostalgie, ni regret, car de là et de là seul, surgira ton avenir… »

De la réédition de l’intégrale en 2008 :
Les chemins d’une adolescence fragile, la perte d’un père, la découverte des autres… Névé découvre avec l’intensité de la jeunesse la difficulté de devenir adulte. Un hymne aux sentiments où l’itinéraire d’un jeune homme devient une aventure…
Emmanuel Lepage et Dieter font passer dans Névé leur amour du voyage et des grands espaces.

Le souci avec les éditions d’intégrales et leurs rééditions est que parfois le quatrième de couverture change selon la version. Personnellement je préfère le quatrième de l’édition intégrale de 1998, plus fidèle aux cinq tomes de la série de Dieter (scénariste) & Lepage (Dessinateur). Chaque quatrième était un phylactères que l’on trouvait dans les pages intérieures, une phrase choc qui ne résumait pas l’ensemble de l’histoire mais aiguisait ma curiosité.

Je me souviens avoir découvert les cinq tomes de Névé pendant mes années lycées, dans les rayonnages de la bibliothèque et les avoir dévorés dans les canapés inconfortables en toile beige. Plusieurs années après je rachetais cette intégrale.
Ce n’est pas la première fois que je m’arrête sur une bande dessinée qui traite du passage à l’âge adulte. Nous avions déjà eu l’exceptionnel Blankets de Craig Thompson (ici) ; le Cet été là de Jillian Tamaki & Mariko Tamaki () et, dans une moindre mesure certes, le Jade de François Garagnon (c’est là, et de toute façon ce n’est pas une bande dessinée). A croire que ce sujet me touche particulièrement. Je pense qu’il est cher également à Emmanuel Lepage (oui, oui, le même que celui du Voyage aux îles de la Désolation, ici) puisqu’il publiera aussi Muchacho, un excellent ouvrage sur lequel je m’arrêterais certainement prochainement.
Au fur et à mesure que les tomes de la série avancent l’insouciance de l’enfance laisse place aux premiers questionnements amoureux, aux études, à la vie professionnelle… Les derniers albums sont sombres et tourmentés, comme Névé qui a grandi sans ses parents, au coté de son oncle qui fait ce qu’il peut pour l’aider à grandir. Il a le cœur en vrac et est toujours en partance, en recherche.

Les grands espaces croqués par Lepage sont somptueux, les personnages secondaires, que l’on retrouve parfois tout au long des tomes ou qui sont uniquement de passage sur quelques pages sont parfaits, rapidement le scénario nous happe…

Dommage qu’il n’y ait pas une suite, le dernier tome nous laisse dans l’attente. Mais certainement est-ce à nous d’imaginer.

 

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Névé », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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2 réflexions sur “Névé

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