Fiancés en herbe

Fiancés en herbe

Par Georges Feydeau

Comédie enfantine en un acte représentée pour la première fois en 1886.

(Cette quatrième de couverture est sûrement non officielle, mais bon…)

Écrite et représentée pour la première fois en 1886, alors que Feydeau n’a que 24 ans, Fiancés en herbe est une pièce très courte (15 à 20 minutes) en un acte. Deux enfants (un garçon et une fille) dans une salle d’étude se débattant avec une fable d’un certain La Fontaine (HENRIETTE, naïvement. – Qui est-ce qui les a faites, les fables de La Fontaine ?… / RENÉ, très carré. – Je ne sais pas !… il n’a pas de talent.), le Corbeau et le Renard.

Les adultes sont complètement absents de la pièce, laissant toute place à l’imagination des enfants qui rêvent leur vie et tentent de comprendre le monde des adultes… D’une naïveté déconcertante le texte nous conduit vers les thèmes chers à Feydeau : absurdité, misogynie, amour…

Je me souviendrais toujours d’une lecture publique, dans mon appartement, par une Henriette (Jean-Louis, cheveux longs) et un René (Aurélien, cheveux blonds) plus justes que nature. Décidément, le théâtre n’est pas à lire, il est à vivre…

Mais puisque nous parlons de lecture, un petit extrait sera certainement plus parlant, à vous de juger :

HENRIETTE. – À quoi voit-on qu’on a de l’amour ?
RENE. – C’est pas malin… Il y a trente-six manières. Nous jouons ensemble, par exemple ! tu me casses mon cerceau… je ne te donne pas de coups de pieds… ça prouve que j’ai de l’amour…
HENRIETTE. – Et quand c’est des claques ?
RENE. – Oh ! c’est la même chose.
HENRIETTE. – Mais alors j’ai eu souvent de l’amour, moi… Il y a eu beaucoup d’enfants qui m’ont cassé mes jouets… et je ne leur donnais pas de coups… parce qu’ils étaient plus forts que moi ! je ne savais pas que c’était de l’amour !
RENE. – Henriette ! si tu voulais nous marier ensemble ?
HENRIETTE. – Ah ! je ne peux pas… j’ai promis.
RENE. – Toi !
HENRIETTE. – Oui, j’ai promis à papa que je l’épouserais.
RENE. – Mais on n’épouse pas son père !…
HENRIETTE. – Pourquoi donc ?…
RENE. – Parce qu’il est de votre famille.
HENRIETTE. – Quoi ! il a bien épousé maman ! il me semble que c’est bien de sa famille.
RENE. – Ah ! oui, mais ça, c’est permis… on peut épouser sa femme !

Et je vous propose même de retrouver le texte dans son intégralité en cliquant ici (ou )

 

 ***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Les fiancés en herbe », si vous l’avez vu au théâtre (chanceux), n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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