Une prière pour Owen

Prière pour Owen

Par John Irving

Owen tue la mère de John, son meilleur ami, d’une balle de base-ball perdue. A onze ans, il se proclame instrument de Dieu, et, grâce à lui, John devient chrétien. C’était avant Kennedy, la guerre du Vietnam et la prolifération de l’arme nucléaire. John se souvient de son ami d’enfance, et avec une nostalgie pleine de colère, d’une certaine Amérique, égocentrique et triomphante.

Il est des livres dont on se souvient encore plusieurs années après les avoir lus. Une prière pour Owen est de ceux-là. Mon premier John Irving (le dernier aussi, j’ai été douché par un avis sur dernière nuit à Twisted River et n’ai jamais pu le lire…) Je n’ai pas dévoré ce livre d’une traite. J’ai pris le temps. Il faut dire que l’auteur le prend lui-même pour installer ses personnages, il faut passer les 100 premières pages avant d’être happé. Le livre est dense et je me souviens d’avoir annoté plusieurs passages ou de les avoir sorti du livre pour les partager.

Une prière pour Owen est d’abord une histoire d’amitié entre John (le narrateur, il écrit ses souvenirs) et Owen (le personnage principal). Owen est plus que son meilleur ami. Il est une sorte de guide spirituel. Parfois Owen fait peur. Parce qu’Owen est un enfant singulier. Il se pense instrument de Dieu depuis qu’il a accidentellement tué la mère de John d’un coup de balle de base ball.  Owen est excentrique, inattendu ou tout simplement attachant. Il est différent de ce que l’on espère d’un enfant de 11 ans et ses actes n’obéissent à aucune loi, sinon divine (selon lui). Owen s’interroge sur le sens de la vie, de sa vie. Owen parle de foi et de doutes (pas banal, le pasteur doute sans cesse, peut-être est-ce aussi pour cela que ce livre m’a touché à ce moment-là) sous le regard admiratif de John qui, s’il ne comprend pas tout, et ne cherche pas toujours à comprendre, soutient son meilleur ami.

La personnalité de chacun des personnages est magnifiquement développée. Chaque situation est détaillée avec minutie. John se perd parfois dans ses souvenirs où se mêle la politique Américaine (nous sommes en pleine guerre du Vietnam), sa foi naissante ou  ses réflexions sur son ami. Irving décrit des Etats Unis un peu à la dérive, une image bien éloignée du patriotisme que l’on retrouve chez certains auteurs américains.

Un beau pavé qui vaut vraiment le coup pour qui souhaite prendre le temps !

 

 ***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Une prière pour Owen », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s