Pourquoi j’ai mangé mon père

Pourquoi j'ai mangé mon père

Par Roy Lewis

Une famille préhistorique ordinaire : Édouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et d’autres ravissantes donzelles… Ces individus nous ressemblent : ils connaissent l’amour, la drague, la bataille, la jalousie. Et découvrent l’évolution. Situations rocambolesques et personnages hilarants pour rire et réfléchir. Un miroir à consulter souvent.

Ce livre avait dû être lu par de nombreux amis de collège ou lycée, et j’avoue que rien que pour cela je n’étais pas tellement attiré (mais je ne suis pas le seul semble-t-il). Déjà le titre fait un peu peur, bien que volontairement provocateur… Je me suis enfin décidé, il y a peu, à plonger dans le monde préhistorique d’Ernest. Les situations sont tout ce qu’il y a de préhistorique (du moins pour le peu que l’on puisse imaginer), à tailler des silex et tenter de préserver le feu, à cueillir et chasser. Mais les relations entre les protagonistes sont quant à elles bien actuelles me semble-t-il. Une famille (si on peut la définir comme telle) tout ce qu’il y a de plus contemporain si ce n’est dans leur mode de vie.

Il y a le père, Edouard, Leonard de Vinci méconnu ramène le feu, et pousse ses fils à trouver femme non pas dans la famille mais dans les tribus d’à coté. Et il y a ses fils. Parce que les femmes de la tribu on en parle peu. Précurseurs de l’évolution donc au risque d’être incompris et mis au ban par son propre frère, clairement réactionnaire qui s’inquiète du progrès. En fait, qui s’inquiète de tout (parce que ce qui va à l’encontre de la Nature est dangereux selon lui.)

Le style est en complet décalage avec la période que narre le roman. Nous nageons en plein anachronisme, mais cela rend la lecture amusante et facile. Ce livre, sous ses dehors de divertissement nous offre une vulgarisation humble de l’évolution. Il faut bouger, changer, pour espérer survivre. Et, d’une certaine façon, nous nous retrouvons assez facilement dans les comportements, bien que les situations soient aux antipodes de ce que nous pourrions vivre. D’abord parce que si ces hommes préhistoriques n’avaient pas quitté leur horde un jour pour initier le métissage, serions-nous là, et aussi parce que les réflexions sont tout à fait actuelles.

Humour britannique et décalé, notre société actuelle se dégage peu à peu et l’on en vient à imaginer le chemin encore à parcourir, mais qu’il y a là une étincelle qui l’a peut-être initiée.

Une agréable lecture, dommage que ce soit imposé parfois en collège ou lycée, parce que cela doit rendre cela laborieux pour plusieurs d’entre-nous alors que c’est un réel plaisir.

 

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Pourquoi j’ai mangé mon père », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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