Ce monstre qui me ressemble

Ce monstre qui me ressemble

Par Olivier Ka

Il me semble qu’une force étrange tourne autour de moi, et qu’elle me fait faire des choses anormales. Je me dis que je suis peut-être… envoûté, un truc comme ça. C’est pas que j’y croie vraiment, mais allez savoir. Il y a forcément une raison à tout cela. On ne peut pas changer comme ça, du jour au lendemain, sans qu’il y ait une explication, hein. Même une explication irrationnelle.

Je n’irais pas plus loin que la quatrième de couverture pour écrire l’histoire de ce livre pour adolescent qui glace. Enfin, qui m’a fait frémir. Il faut dire que je suis assez sensible à cela, quand je rideau ou la porte du placard bouge, quand rien ne semble normal et que le surnaturel s’invite à notre porte. J’espère une explication rationnelle quelque part, et pourtant…

Bastien Florentin a des nuits agitées, il grogne, se retrouve dans des situations qui le dépasse, son humeur change sans cesse, il envoie bouler ses parents, claque les portes, devient violent et semble chercher à ce que tous ses amis (sauf Hélène peut-être, mais avec Hélène c’est différent quand même…) lui tourne le dos et le prenne pour fou. Mais peut-être l’est-il finalement, fou. C’est du moins l’intime conviction de ses parents qui ne voient qu’une solution : le psychologue.

Je ne me souviens pas avoir eu de crise d’adolescence prononcée. Mes parents auraient peut-être un autre avis, les souvenirs sont souvent enjolivés parce que l’on veut bien en retenir. Olivier Ka (je l’ai découvert chez ma libraire par une bande dessinée bouleversante, Pourquoi j’ai tué Pierre, qui m’avait alors conseillé d’autres livres pour ados de cet auteur) trouve les mots justes pour écrire l’angoisse de cette période de la vie où l’on n’est plus tout à fait un enfant, que les jeux de nos amis nous semble puérils, mais pas encore complètement adulte (le devient-on jamais ?) même si l’on voudrait être pris au sérieux, se libérer des entraves parentales. Bastien est le narrateur et avec délicatesse il nous parle de honte de ce corps qui change, de la peur inexplicable de ce que l’enfant que nous étions devient, de cette envie que tout s’arrête, du brouillard qu’il traverse auquel il trouve ses explication que personne n’accepte ou ne comprend. Une petite phrase résume assez bien, sans pour autant révéler l’intrigue : « Quand l’esprit prend des libertés il lui arrive d’être vraiment niais. »

Un livre teinté d’un suspens frissonnant que j’ai lu en une nuit… de pleine lune peut-être.

 

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Ce monstre qui me ressemble », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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