Kamarades – La fin des Romanov

Kamarades ka fin des romanovPar Benoît Abtey, Jean-Baptiste Dusseaux (scénario) & Mayalen Goust (dessins)

Petrograd, Russie, début 1917

La révolution russe est en mouvement. Volodia a choisi son camp : celui des bolcheviks, aux cotés de Staline.

C’est au coeur de cette agitation qu’il tombe fou amoureux d’Ania. Mais quand elle disparaît ses idéaux vacillent : qui est-elle vraiment ?

Quel personnage, dans l’ombre, tire les ficelles ?

Entre amour, drames et manigances politiques se noue un grand récit.

L’Histoire se met en marche sous nos yeux.

Février 1917, en pleine première guerre mondiale, la Russie est empêtrée contre les allemands. Dans les rues la révolution gronde et le tsar est forcé d’abdiquer sous la pression de la foule et les manigances des bolcheviks.

Octobre 1917, la guerre est toujours là, toujours plus meurtrière. Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine et Victor Vissarionovitch Djougachvili dit Staline poussent le gouvernement Kerenski dehors, dans le sang.

Si les révolutions russes vous donnaient des migraines sur les bancs de l’école, soyez les bienvenus dans un album qui s’en inspire et s’en éloigne allègrement pour voguer vers la romance. Anastasia Nikolaïevna Romanova, fille du tsar Nicolas II, s’entiche d’un jeune soldat cosaque, Volodia Ivanovitch alors qu’elle brave l’interdit paternel pour se mêler au peuple révolutionnaire. Lui ne connaît rien d’elle. Leur amour est bien sûr impossible et ne pourra jamais se vivre au grand jour alors que l’une est assignée à résidence avec la famille impériale et l’autre envoyé au front.

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Kamarades – La fin des Romanov – Mayalen Goust – Page 17

 

Le scénario est un mélange rythmé d’histoires avec grand et petit « H ». L’album n’a pas la prétention de raconter dans le détail les révolutions (ce qui pourrait être ennuyeux) mais d’utiliser en toile de fond cette Russie en guerres civile et mondiale à l’aube d’un régime qui marquera à jamais le vingtième siècle. Staline, Lénine, Bronstein sont des personnages à part entière de l’intrigue, auxquels s’ajoutent des personnages fictifs. Où est la fiction et où est la vérité ? Peu importe au final, nous traversons avec les héros cette période trouble entre blancs et rouges sans parvenir tout à fait à choisir notre camp puisque l’amour ne s’embarrasse pas de politique. Le scénario s’éloigne de la vérité historique, usant d’ellipse parfois perturbantes même si nécessaires pour conserver un rythme et un intérêt narratif qui se concentre sur la romance entre Anastasia et Volodia. L’importance du contexte historique perd malheureusement en force dans ces ellipses et ce rythme.

Le dessin de Mayalen Goust use juste à dessein des variations de blancs et rouges, entre drapeaux foulés sur le pavés, plaine de neige tâchée d’un sang révolutionnaire ou chevelure ocre sur ciel nuageux. Les traits sont un peu flous, tout se mélange dans joli dessin presque en transparence. Soyons clair : il met tout le monde d’accord !

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Si cet album est le tome 1 d’une série en devenir chez Rue de Sèvres, j’attends avec impatience le tome 2 pour voir si l’essai est transformé…

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Kamarades – La fin des Romanov », si vous l’avez acheté après avoir lu un avis quelque part, n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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