6 milliards d’autres & Human

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Par Yann Arthus-Bertrand & la fondation GoodPlanet

Liberté, bonheur, amour, famille, foi… Quelle place une Russe, un Malien, une Américaine, un Chinois, ou encore une Française donnent-ils à ces valeurs universelles ?

Pour la première fois une équipe de reporters est partie à la rencontre de plus de 5 000 personnes dans 75 pays pour filmer ces hommes et ces femmes et recueillir leurs réponses sur ces questions fondamentales.

À travers ce formidable projet, Yann Arthus-Bertrand et son équipe ont voulu se rapprocher des hommes pour offrir un témoignage d’une incroyable richesse sur l’humanité au XXIe siècle. Ce travail, qui a duré cinq ans, fait l’objet d’une exposition au Grand Palais à Paris début 2009. Cet ouvrage présente une sélection de 500 portraits où expériences et points de vue se confrontent, s’enrichissent et invitent à réfléchir sur la diversité humaine et culturelle.

Le livre 6 milliards d’autres a déjà de l’âge. Il est devenu 7 milliards alors que nous faisons de plus en plus d’enfants. Yann Arthus-Bertrand peut-être critiqué, nous avions parfois regretté que son film Home soit sponsorisé par de grandes multinationales qui voulaient sûrement s’acheter une conscience. Qu’importe quand il nous donne à voir l’Homme dans ce qu’il a de plus beau, mais aussi ce qu’il a de plus dur.

Le film Human fait parlé de lui depuis quelque temps. Arthus-Bertrand écume des plateaux pour en parler. France 2 l’a diffusé la semaine passée. Succession de portraits et d’images emplies de poésie, il nous entraîne au fond de notre humanité, comme son nom l’indique.

Une fois n’est pas coutume donc cette chronique s’amusera à emmêler les images d’un film et les mots d’un livre. Le second étant précurseur du premier. L’idée du projet de la fondation GoodPlanet, fondée par Yann Arthus Bertrand (l’homme qui en veut sûrement aux drones pour concurrence déloyale), est de parcourir le monde, rencontrer ses habitants et leur poser à chaque fois les mêmes questions.

Les réponses diffèrent d’un pays à l’autre, d’un âge à l’autre. L’expérience (peut-être faudrait il oser l’écrire avec un E majuscule?) dicte nos réponses et si nous nous essayons à y répondre nous mêmes alors nous serions sûrement surpris de ce que nous apprennent les nomades d’Afrique ou les habitants des favelas de Rio ou encore les migrants échoués à Calais. Nimbés de nos certitudes occidentales où le JT que nous regardons du coin de l’œil entre le fromage et le dessert nous donne à voir le pire dont l’homme est capable, nous faisant suspendre la course de la fourchette suspendue entre table et lèvres la bouche dans un Oh choqué, outré. « Et à présent quelques mots de sport… » La ligue 1 ou le dernier concert d’une artiste à la mode chasse l’immonde. Nous voilà rassurés. Nous entrons à nouveau dans notre zone de confort. Tout va bien… dans le meilleur des mondes. Nous pouvons nous plaindre de notre vie, de nos impôts, de nos chefs, de nos politiques. Tout redevient normal. Celui qui souffre est déjà loin. Les images ont laissé place place à plus belle la vie.

Nous, occidentaux, sommes parfois persuadés que notre mode de vie est le seul qui vaille. Nous sommes prompts à juger sans vraiment connaître, voire sans chercher à savoir, juste sur base des quelques images du 20h. Pourtant les modes de vie d’un continent à l’autre sont bien différents. 6 milliards d’autres comme Human nous donnent tous les deux à découvrir différents rapports à l’amour, à la filiation, au sens de la vie, à la guerre, à la religion ou au pardon par exemple. Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses. Juste les avis subjectifs d’hommes et de femmes qui s’expriment avec leurs cœurs, leurs blessures, leurs soleils. A nous de les recevoir avec bienveillance. Bien évidemment je ne serais pas d’accord avec tout. Certains témoignages pourront me laisser froid, pourront me heurter dans mes convictions, ou m’émouvoir. Dans tous les cas ils me parleront d’une humanité plurielle. Prenons le temps de bousculer nos façons de voir, de sortir un peu de nos schémas de pensées, le projet 6 milliards d’autres nous invite à faire un pas vers l’inconnu, celui qui parfois nous dérange parce que nous ne le connaissons pas où ne cherchons tout simplement pas à le connaître.

Se plonger dans les visages de ce livre et de ce film c’est partir en voyage. Prenez le temps de picorer…

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « 6 milliards d’autres », n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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Une réflexion sur “6 milliards d’autres & Human

  1. Lire c’est bien, regarder des films de qualité aussi… Mais pourquoi ne pas oser correspondre avec un ami du bout du monde ? Une association à imaginé un site qui redémarrera dans quelques jours vous permettant, jeune ou enseignants, de trouver des correspondants autour du globe. A vous de jouer en cliquant ici : https://www.skolinks.com

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