Le mystère des livres disparus

Le mystère des livres disparus

Par Ian Sansom

Le Mystère des livres disparus, premier titre de la série des « Enquêtes en bibliobus d’Israël Armstrong », démarre sur les chapeaux de roue !

Pour ce trentenaire londonien, replet, végétarien, féru de littérature, vêtu d’un costume de velours côtelé, portant de petites lunettes rondes cerclées d’or, les poches de son duffle-coat débordant de livres (au cas où…), devenir bibliothécaire était le rêve absolu.

Mais quand Israël Armstrong débarque à Tumdrum, en Irlande du Nord, pour prendre ses nouvelles fonctions, il est loin de se douter de ce qui l’attend.
Et pour cause : la bibliothèque vient de fermer définitivement pour être remplacée par un bibliobus (en fait, un vieux fourgon rouillé).

Mais, pire encore, les 15 000 livres de la bibliothèque ont mystérieusement disparu. Et c’est à Israël, devenu malgré lui le premier et sans doute l’unique bibliothécaire-détective au monde, que revient la charge de les retrouver.

Durant cette enquête aussi hilarante que loufoque, Israël devra faire face à une population mal aimable, peu coopérative et dotée d’un accent épouvantable. Sans compter que rouler en bibliobus sur les routes étroites du fin fond de l’Irlande n’est pas chose aisée lorsque l’on possède un sens de l’orientation quasi nul.

Allant de quiproquos en fausses pistes, finira-t-il par amadouer les habitants et à éclaircir le mystère des livres disparus ?

La couverture ne paye pas de mine. En haut à droite comme un autocollant  rouge qui aurait été laissé la pour une réclame quelconque s’affiche « les enquêtes en bibliobus d’Israël Armstrong ». Photoshop a fait rouler sur une route un bus jaune sur lequel s’étale en lettre liée « mobile library », en anglais sur l’image. Des livres s’envolent. Rien de vraiment engageant. La couv’ ne me donne pas vraiment l’envie d’aller plus loin bien qu’elle ait attiré mon regard. Allez savoir pourquoi la quatrième remplit plutôt bien son office et l’ouvrage m’accompagne à la sortie de la librairie.

Israël Armstrong est bibliothécaire. Malheureusement à Londres personne ne veut de ses connaissances et il se réduit à vendre des livres dans une librairie discount. L’homme n’a pas vraiment d’ambition mais il ne rêvait tout de même pas de cela. Sa compagne, Gloria, lasse de le voir apprécier un verre à moitié vide le pousse à accepté un poste dans le comté de Tumdrum en Irlande du Nord. Le trentenaire londonien et désabusé est sélectionné par le conseil régional de Tumdrum, département collectivités, section loisirs et spectacles pour prendre en main la bibliothèque et ses quinze mille livres. En arrivant sur place, mal à l’aise, crevé de ses 24 heures de voyage entre buse et bateau, sans nouvelles de Gloria, Armstrong tombe nez à nez avec une affichette désolée annonçant l’arrêt des services de la bibliothèque. Furieux, il déboule chez Linda Wei, celle qui aurait dû être sa chef qui lui annonce que tout va bien puisqu’il a toujours un emploi et sera l’agent de sensibilisation et de médiation du village à bord d’un bibliobus rouillé et hors d’âge (l’un entraînant sans aucun doute l’autre). Pris au piège d’un contrat mal lu et malheureusement signé, faisant preuve d’une absence totale de caractère qui me le rend antipathique, le londonien n’a d’autre choix que d’accepter. Mais voilà qu’en plus d’une bibliothèque inexistante, tous les livres de celle ci ont mystérieusement disparus. Sur les pas de ses héros Agatha-Christiens l’homme ébauche des théories de revanche et de complot pour se tirer de ce mauvais pas.

Comme un sudiste débarquant chez les ch’tis il est fort à parier qu’un londonien débarquant en Irlande du Nord aurait toutes les peines à trouver sa place. Entre coutumes citadines et rurales il y a un monde auquel Israel Armstrong se heurte de plein fouet, sûr qu’il est de sa façon d’être londonienne. Tous ses repères volent en éclat et l’adolescence inexpérimentée et candide du bibliothécaire explose au grand jour. Comme le renard du petit prince, il faut prendre le temps de s’apprivoiser. Ce livre ne laisse pas de surprise. A la fin le londonien et les irlandais se seront apprivoisés et on trinquera à la Guinness pour fêter cela. A la fin les livres auront réintégré les rayonnages et il n’y aura pas vraiment de méchant.  L’enquête est sans intérêt puisque Armstrong ne résoudra rien sinon son aversion à cette région qui semble avec ses manières rustres l’avoir pris en grippe des son arrivée.

Le style de Ian Samson est loin d’être flamboyant. Malheureusement je ne lis pas en version original, peut-être que je perd un peu… Toutefois l’original et l’absurde sont bien présents, de part et d’autre, chez l’Anglais, chez les Irlandais… Beaucoup de dialogues qui rendent la lecture facile et dynamique et font donc de ce roman un divertissement bien agréable, sans plus. Le thème de l’accueil, de la différence et du racisme sont bien présents, souvent avec des ficelles trop grosses qui m’ont fait sourire plus que rire.

Je ne pense pas aller lire les autres opus des aventures de ce bibliothécaires… Quoique…

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Le mystère des livres disparus », n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

Si cette chronique vous a plu, n’hésitez pas à « suivre » ce blog en indiquant simplement votre adresse e-mail ci-dessous (aucune création de compte nécessaire).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s