Il était une fois l’alphabet en vingt-six escales rocambolesques

Il étatit une fois l'aphabet

Par Oliver Jeffers

Les lettres de notre alphabet sont inlassablement occupées à composer les mots qui à leur tour fabriquent les histoires.
Et si on offrait à chaque lettre une histoire pour changer ?
Découvre comment Oliver Jeffers transforme l’alphabet en une aventure pleine de suspense, de rebondissements et de rire, en vingt-six escales.
Phénoménal !

Oliver Jeffers est un auteur illustrateur australien ayant grandi en Irlande. On lui doit aussi l’histoire de l’extraordinaire garçon qui dévorait les livres. Je ne l’ai pas encore chroniqué, mais ça ne saurait tardé tant il m’a plu par son univers fantasque et délirant.

Si vous avez ce livre entre les mains, vous tenez là un abécédaire délicieux et original.

Oliver Jeffers imagine pour chaque lettre une histoire farfelue et originale qui nous emmène avec poésie dans le monde de ces petites courbes qui forment des lettres, puis des mots, des phrases et des histoires qui nous font voyager. Les histoires sont très courtes, la chute est souvent inattendues, ou inexistante, elle viendra pour une autre lettre, soyez patient. L’auteur joue des sonorités et multiplie les mots contenant la lettre incriminée du moment dans des juxtaposition inattendues.

Elephants

Quelques personnages parcourent les pages et se retrouvent d’une lettre à l’autre, l’éléphant et l’enveloppe, l’octopode qui va de l’avant, son hibou juché sur la tête. Les personnages se perdent alors que les lettres suivent, elles, leur cours inlassablement. Le très sérieux et indétrônable ordre alphabétique se heurte à Bob et Bernard (à la lettre B, bien évidemment…) et à un Panais (où le verriez-vous sinon à la lettre P ?) stupide qui se prend pour autre chose que ce qu’il est. Au A on croise Edmond qui a un petit souci, il rêve d’étoiles mais a le vertige rien qu’à monter à l’échelle de sa fusée, embêtant… On le retrouve au Z à bord d’un zeppelin, il a bien progressé entre deux mais il reste encore du chemin à parcourir. Si l’ordre est sérieux, l’histoire associée à la lettre, elle, est loufoque.

Robots

Les illustrations sont joyeusement loufoques, dans un grand livre à la mise en page soignée classique de la maison d’éditions Kaléiodoscope, diffusée par l’Ecole des Loisirs (j’ai eu le tort, dans une première version de ce post de penser que Kaléidoscope était une collection de l’Ecole des Loisirs, mais non, il s’agit d’une maison d’édition à part entière, qui est « juste » diffusée par l’Ecole des Loisirs). Elles mêlent dessin, peinture et photographies. Le graphisme des texte est lui-même très réussi, loin d’un abécédaire sérieux dans lequel chaque lettre serait droite et imposante comme un monde inaccessible, trop compliqué.

Un petit extrait qui ne dévoile rien ? Allons-y :

Edmond est astronaute.

Il s’entraîne depuis des années pour être apte à aller dans l’espace rencontrer des extraterrestres.

Mais il y a un problème.

L’espace se trouve à une distance de quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mètres au-dessus de sa tête, approximativement…

La suite, vous irez la découvrir dans les 120 pages de pur sourire de cet album, à partir de 6 ans (certains disent 8, mais rien ne nous empêche de le parcourir avec nos enfants, si ?), et pour tout lecteur qui laisserait encore son imagination vagabonder et s’inventer des histoires !

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Découvrez l’univers d’Oliver Jeffers sur son site web : http://www.oliverjeffers.com/

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Il était une fois l’alphabet en vingt-six escales rocambolesques », n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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6 réflexions sur “Il était une fois l’alphabet en vingt-six escales rocambolesques

  1. Est-ce que dans la version française, le graphisme des lettres est adapté? parce que nous, on apprend à écrire en écriture liée », pas en caractères d’imprimerie! C’est la seule chose qui me chiffonne dans cet album qui a l’air superbe!

    • Très bonne question, je vais vérifier cela dans ma version française… Mais il me semble bien que la typographie est la même dans la version française… 😦

      • Merci beaucoup d’avoir pris le temps de vérifier. C’est dommage, les traductions devraient aussi prendre en compte l’aspect culturel, pas seulement linguistique. Mais c’est tout de même une chouette découverte, et ma fille étant bilingue, je lui prendrais bien la version anglaise, du coup.

      • Je suis désolé du temps que j’ai pris pour vérifier, mais j’avais déjà offert le livre à mon neveu entre temps 🙂

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