Moi, jardinier citadin – #1

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Par Min-ho Choi

Nos jardins potagers, une leçon de vie… et une saine abondance.

Ceci est une bande dessinée pleine de fraîcheur à (re)lire au fil des saisons.

« Ce livre n’est pas un manuel sur la culture des légumes. Je voulais avant tout y parler de ces plantes qui font partie de notre vie, et de personnes qui ne font qu’un avec la nature. Ceci est l’histoire de mon potager et de ses voisins jardiniers. C’est aussi celle d’une nature dont nous ignorons souvent la vraie valeur. J’espère que sa lecture fera germer en vous un bourgeon nouveau. »

Min-ho Choi

Tout être vivant qui reçoit l’amour de la terre ne peut que s’épanouir… Les hommes ne devraient-ils pas en profiter, eux aussi ? Au lieu de quoi, nous habitons dans des tours de béton, au nom du confort et de la rentabilité économique. Mais à quel prix ? Que perdons-nous en échange ?

Je souhaitais commencer par cette citation de la fin de l’album. Elle marque bien l’étendue des questions que l’on se pose en lisant cette bande dessinée au dessein plus grand que juste celui de nous émouvoir ou nous faire rire.

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On l’appellera « le jeune marié », parce que c’est ainsi que ses voisins du jardin potager le nomme avant son coup d’éclat qui le fera devenir M. Choi, un peu un héros du potager citadin, un héros humble qui ne demande rien qu’à apprendre, à planter, à voir pousser ses légumes, à les déguster avec sa femme enceinte et à discuter avec les co-jardiniers qui l’entoure. Une sorte d’épicurien qui choisit de sortir de sa tour de béton, de reposer ses yeux sur une petite parcelle de terre qui lui procure sérénité et bonheur à voir la nature vivre, bourgeonner, fleurir et donner des fruits.

Min-ho Choi, dans « Moi, jardinier citadin », s’ingénie à nous conter son retour à la terre, comme pourrait le dire un Manu Larcenet, par petites touches de pinceau joyeuses et passionnées. Il y brosse les portraits de personnages truculents et attachants, la mamie, le restaurateur qui fait ses légumes biologiques avec un peu d’engrais chimique (ça aide, ils poussent mieux quand même ! et mes clients n’aiment pas vraiment les légumes abîmés…) ou la gardienne des potagers qui doutera de notre jeune marié, semble un peu rustre, mais pourtant sortira un soir de typhon pour sauver ce qui peut l’être.

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Les pages de bande dessinées se partage le livre avec des pages plus pédagogique, sur les plantes, les saisons, la façon de s’occuper d’un jardin potager. Comme le dit lui-même l’auteur, cet album n’a pas vocation à se substituer à un ouvrage sur la culture des légumes. Il nous donne quelques pistes, quelques clefs qui suffisent à nous donner envie de chausser nos bottes et de quitter nos immeubles en béton pour s’abandonner, quelque soit le temps, dans un havre de paix où ce côtoient retraités et travailleurs, anciens et jeunes, tous unis par l’amour de la terre.

Notre jeune marié est un peu le candide. Celui que les autres accepteront d’aider, d’accompagner dans sa découverte de la culture des légumes, un peu naïf qui voudra, jusqu’au bout, préserver ses plantations de tout pesticide, qui pleurera à découvrir ses salades arrachées, qui s’émouvra du concombre qui grossit ou de la tomate qui rougit. Hymne au travail manuel, au retour à ce qui semble plus vrai, hymne à l’amour aussi tant le potager exercera sur le jeune homme une attraction qui lui fera presque délaisser sa femme le temps d’une récolte.

Les dessins aquarellés sont superbes, plein de douceur et de tendresse, des paysages à se perdre et à contempler pendant des heures, des légumes à s’en lécher les babines… Nous sommes à deux pas de la grande ville, une ville coréenne, et pourtant tout est vert et frais. La pluie tombe sur les pages qui sentent bon la terre fraîchement retournée. Le dessinateur alterne entre des pages pleines au cieux magnifiques et des séquences plus intimes de complicité entre les deux jeunes mariés.

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Le récit autobiographique en devient presque contagieux, quand une parcelle se libère-t-elle ?

La récolte fut bonne, vivement que je me plonge dans le second tome…

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***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Moi, jardinier citadin – #1», n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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