L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine

Dassoukine

Par Fouad Laroui

Un haut fonctionnaire marocain, envoyé à Bruxelles, se retrouve mortifié quand son unique pantalon lui est dérobé. C’est sanglé dans une défroqué digne de celle d’un clown qu’il se présente devant la Commission européenne…
Un jeune homme faisant une demande de passeport s’aperçoit que, pour l’administration, son village natal n’existe pas. Par conséquent, n’étant jamais né, il est inconnu au bataillon…
Avec un humour décapant et un rythme endiablé, Fouad Laroui nous conduit à l’irrésistible éclat de rire devant l’absurdité de la condition humaine.

Embarqué par la curiosité et enthousiaste à la lecture de la quatrième de couverture de l’éditeur, j’ajoutais ce court recueil de 9 nouvelles à la hotte d’un père Noël déjà croulant sous le poids des pages.

Je m’attendais à de grands rires, à de l’absurde dégoulinant qui me mettrait la larme à l’œil et m’obligerait à jeter des regards désolé à mes voisins de trains agacés. Las. Je n’ai pas ri… Il peut y avoir plusieurs explications à cela. La présentation de l’éditeur, promettant des éclats irrépressibles à créé chez moi une attente insoutenable digne de la sortie d’un Vieux Fourneaux qui fut vite déçue (vous savez, quand parfois on vous dit tant de bien d’un plat que lorsque vous y plongez les lèvres vous le trouvez fade en comparaison de ce que vous aviez pu imaginer…) Soit je ne suis pas sensible au comique européo-marocain virant à l’absurde et suis complètement passé à côté.

Oh! Je ne suis pas passé à côté des 9 récits complètement. Ils sont bien inégaux, mais je retiens tout de même quelques un d’entre eux, leur inventivité est souriante ; le cadre du café de l’univers, qui voit se regrouper des amis autour d’un thé pour partager quelques anecdotes rappelant leur enfance, le raconteur sans cesse interrompu par ses compagnons de comptoirs qui digressent sans raison ni politesse, coupant la parole et vexant celui qui dit. « Vous n’en voulez pas de mon histoire? » L’ambiance du café et sympathique, on y retrouve les querelles de vieux sur le nom d’un bar ou de son tenancier qui depuis plusieurs générations ont passé la main.

L’opposition Maroc – Europe est intéressant sans pour autant tomber dans le cliché nord – sud si facile et qui pourrait amener à des éclats de rire que l’on pourrait aussitôt regretter pour leur saveur quelque peu xénophobe, nous, européens, qui trop souvent nous croyons supérieurs. L’Europe se cristallise autour ee Bruxelles et du grand Jacques qui apparaît, inopinément, dans deux ou trois nouvelles.

Peut-être ce qui m’a rendu pénible la lecture est le style un peu tordu de l’auteur. J’ai du mal à y entrer, à m’y plaire, à m’y sentir à l’aise. Il joue sans cesse à nous perdre entre deux mots ou entre parenthèses. Peut-être n’avais je pas envie d’être perdu en tournant ces pages.

Bref… de petites histoires, de bonnes idées, sans plus… même si je n’étais pas au jury et que je n’ai aucune légitimité pour dire cela, je ne crois pas que cela vaille un Goncourt de la nouvelle… Mais ce n’est que mon avis peu éclairé 🙂

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine », n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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