Le jour où j’ai appris à vivre

Le_Jour_ou_j_ai_appris_a_vivre

Par Laurent Gounelle

Et si tout commençait aujourd’hui?
Imaginez: vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’’air pur dans notre vie.

Il y a parfois des livres qui vous tombent entre les mains dont vous vous dites qu’ils sont arrivés là juste au bon moment. Des livres bons, peut-être mielleux, qui dégoulinent d’une humanité indécente que vous n’imaginez pas possible dans la « vraie » vie. En tout cas dans la vôtre.

Allez savoir pourquoi les livres de Laurent Gounelle, bien qu’ayant attiré mon regard par leurs titres étonnants n’ont jamais déclenché l’achat chez moi. Peut-être un rejet de certains succès éditoriaux a la Marc Levy dont je me lasse, mais dont je ne boude pas toujours le plaisir (je sais, il fut quelque peu égratigné dans ma dernière chronique (ici), trop méchamment sûrement, ou en suivant un chemin dernière facilité).

Et puis il y eut celui là il y a quelques semaines. Une certaine curiosité me poussait à en tourner la couverture peuplée de papillons laissant entendre une certaine forme de niaiserie, sans réelles attentes, comme ça juste pour voir. C’est peut-être la meilleure façon de se laisser surprendre : ne rien espérer et accueillir avec bienveillance le texte que vous lisez.

Jonathan est un père trentenaire récemment séparé d’Angela, sa femme, à cause d’une baby sitter nymphomane. Lui et elle (Angela, pas la baby sitter) sont associés avec Michael dans une petite compagnie d’assurances spécialisée dans les petits commerçants et artisans de la ville et dans la vente de produits coûteux inutiles et redondants, jouant sur la peur de tout perdre de leurs clients et n’hésitant pas à leur soutirer plus qu’ils ne devraient, pour le plaisir du sport, pour la joie du compte en banque. Toujours plus.

Si j’étais vulgaire je dirais que Ryan est un con, plus encore que ceux qu’il filme pour alimenter un blog inepte et moqueur ridiculisant les discussions des clients attablés au bar. Mais je préfère dire qu’il est paumé et seul, qu’il lui manque ce qu’il y a de plus cher dans une vie, des relations sincères et valorisantes.

Austin gagne tout sur les terrains de tennis, insensible, froid. On dit de lui qu’il est une machine… et pourtant.

Le jour où la bohémienne prédira l’avenir de Jonathan, il fuit se réfugier chez sa tante, Margie, une originale un tiers philosophe, un tiers psychologue, un tiers sociologue et le dernier tiers passionnante. Elle bouscule notre trentenaire au point de l’amener à vouloir changer le monde. Utopique direz vous. Peut-être. Il commence pourtant par se changer lui même, radicalement. Sa vie reprend pied et sens alors qu’il ralentit et prend le temps de s’arrêter. La marche comme thérapie. Le sourire comme remède.

Le décor américain pouvait me laisser présager le pire. Mais l’auteur ne s’arrête pas sur les lieux, les relations sont le centre du roman. Les caractères des personnages ne sont pas ce qu’il y a de plus affirmés, en chacun il y a du bon, parfois en grattant un peu la croûte palote qui recouvre tout. Les échanges avec la tante Margie sont simples et lumineux. Ils nous entraînent dans un livre de développement personnel appliqué.

Alors, oui, ça dégouline. Mais est ce mal ? Si finalement nous ne sommes plus capables de voir le beau autour de nous, si nous ne trouvons qu’à critiquer ceux que nous croisons, si nous ne regardons même plus ceux qui nous sont proches et ne les complimentons plus sous prétexte qu’ils savent déjà, ce livre est salutaire pour nous rappeler que nous ne pouvons aimer les autres sans nous aimer nous mêmes, qu’ils sont comme un miroir vivants de nous mêmes, butés ou agressifs si nous le sommes, ouverts ou bienveillants si nous veillons à l’être.

Bien vivre c’est se préparer à mourir sans regrets.

A nous de jouer !

***

Cet avis n’est que le mien, sans prétention, si vous avez lu « Le jour où j’ai appris à vivre », n’hésitez pas à laisser quelques lignes de commentaires pour éclairer d’autres lecteurs…

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2 réflexions sur “Le jour où j’ai appris à vivre

  1. Pingback: Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une | Le Quatrième de Couverture

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