Le cas Malaussène – #1 – Ils m’ont menti

Par Daniel Pennac

Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde.
Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle.»

Benjamin Malaussène.

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L’arbre rouge

L'arbre rouge couv

Par Shaun Tan

Certains matins, le monde ne rime à rien. Tous les ennuis surgissent en même temps. Et soudain le bonheur est là, d’un beau rouge vif.

Mystère, poésie, virtuosité graphique, plongez dans l’univers d’un artiste prodigieux. Par l’auteur de Là où vont nos pères et de Contes de la banlieue lointaine.

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Little Lou à Paris

Little Lou à Paris CouvPar Jean Claverie

Revoilà Little Lou, le petit pianiste prodige !

Et c’est dans les ruelles de Paris, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, que nous retrouvons ce jeune garçon noir originaire du sud des États-Unis. Avec son orchestre de jazzmen, Little Lou alterne concerts et flânerie dans la ville Lumière.

Mais une rencontre vient tout bouleverser. Il s’agit des hommes de Carter, un businessman véreux que la troupe connait bien ! Que font-ils à Paris ? Le jeune garçon veut en avoir le cœur net…

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Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie

Par Sylvain Tesson

Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

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